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Mercredi 03 Janvier 2007
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LA COMMUNICATION COMME MOYEN D'INFORMATION
LA COMMUNICATION INTERNE DANS L'ADMINISTRATION

mardi 9 octobre 2001, par Cherkaoui Souad


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La transparence et l'efficacité au sein du secteur public ont amené les gestionnaires à réviser les circuits classiques d'information au sein de leur structure.C'est ainsi que dorénavent chaque administration élabore sa propre politique de communication interne en fonction de ses objectifs et de sa mission.Qui dit politique de communication dit également moyens de communication et fluidité dans les rapports entre chefs hiérarchiques et cadres administratifs.Une politique de communication interne vise à informer rapidement le staff et à l'impliquer dans la mission que s'est assignée la structure.

 

LA COMMUNICATION DANS L'ADMINISTRATION

La communication interne 1 - Pourquoi communiquer en interne ? · A / Les objectifs de la communication interne · B / Les facteurs de démotivation · C / Les facteurs de motivation · D / Les freins à une bonne communication interne 2 - La mise en place d'une politique de communication interne · A / Les trois formes de communication interne · B / La démarche de communication interne · C / Qui sont les acteurs de la communication interne ? · D / Les étapes de la mise en oeuvre de la communication interne 3 - Les outils de la communication interne · A / Pour la communication descendante · B / Pour la communication ascendante La communication interne a pour objectifs d'associer les salariés à toutes les actions de l'entreprise, et de faire en sorte que ceux-ci se sentent pris en compte et reconnus afin de garder un climat social serein, et un personnel motivé.

1 - Pourquoi communiquer en interne ?

A / Les objectifs de la communication interne : motiver et fédérer

Une étude réalisée en 1978 à Boston a montré que des salariés motivés par une bonne politique d'information sont 50% plus productifs que ceux qui ne sont pas motivés. Les cadres hiérarchiques, relais permanents de l'information doivent intervenir en complément de l'information. Cette politique d'information comprend trois phases : le recueil des besoins, la définition des objectifs, et le choix des moyens.

B / Les facteurs de démotivation :

En externe, ils peuvent venir d'une crise économique, d'une conjoncture dégradée, de l'évolution des mentalités, d'un climat politique, de problèmes personnels... Même s'il est impossible pour l'administration de modifier ces facteurs, elle peut répondre aux préoccupations des différentes catégories de salariés après avoir défini leurs attentes. En interne, les facteurs de démotivation sont souvent beaucoup plus nombreux, et sont majoritairement dépendant de la politique de l'administration. Il peut s'agir de la forme de management, du manque d'amabilité des dirigeants, de l'incompétence des collaborateurs, d'un trop fort cloisonnement hiérarchique, d'un manque de responsabilisation, d'incertitude dans les objectifs et les projets, de l'absence de moyens, de mauvaises rémunérations, ou tout simplement de la routine.

C / Les facteurs de motivation :

Heureusement ils existent aussi en grand nombre. Certains facteurs sont liés à l'environnement direct de l'administration ; ils concernent le personnel de façon collective. Il s'agit par exemple de : l'accueil, l'ambiance, le cadre de travail, l'utilité des fonctions, les activités sociales... D'autres facteurs concernent plutôt les aspirations ; ils relèvent du plan psychologique et interviennent à titre individuel, comme par exemple, les objectifs assignés, les formes d'intéressement, les avantages en nature, la promotion ou les primes...

D / Les freins à une bonne communication interne :

Certains facteurs sont liés aux circuits d'information mis en place : La lenteur de l'information fait souvent parvenir au salarié de base un message ayant perdu tout caractère d'actualité, et donc toute valeur. Des réseaux de transmission trop compliqués, entraînent la lenteur et parfois la déformation de l'information. Une diffusion excessive de l'information peut paralyser les circuits au détriment de l'urgence... Certains freins concernent non pas les circuits d'information mis en place, mais la psychologie des individus : Souvent intimidés ou craintifs quant à une sanction éventuelle, les employés n'osent pas toujours émettre des critiques. A l'inverse, les responsables de la transmission descendante de l'information observent parfois des réticences à communiquer : la concurrence interne, les rivalités personnelles, le secret ou la censure sont autant de raisons de pratiquer la rétention d'information.

2 - La mise en place d'une politique de communication interne

A / Les trois formes de communication interne :

LA COMMUNICATION DESCENDANTE Elle part du haut de la pyramide hiérarchique pour atteindre les employés et ouvriers en passant par le relais des cadres ou par des outils écrits diffusés globalement (journal interne, panneau d'affichage...). Sa première fonction est de diffuser les informations réglementaires (règlement intérieur, mesures de sécurité...). Elle permet aussi de faire connaître l'environnement de la structure (à condition d'être crédible). C'est la plus importante des trois formes de communication, et elle suit le schéma : informer>expliquer>convaincre>faire adhérer.

LA COMMUNICATION ASCENDANTE Elle part de la base des salariés pour remonter vers la hiérarchie. Elle peut être provoquée ou spontanée. Son objectif est d'enquêter, de détecter, et de stimuler. Elle peut passer par la forme du dialogue, de rapports d'activité, de boîte à idée, de débats, d'enquêtes et de sondages...

LA COMMUNICATION INTERACTIVE La communication interactive découle des deux autres formes de communication et les complète. On se rend compte que c'est souvent lors de réunions fortuites, d'occasions evenementielles, voire festives, que les échanges les plus riches se produisent. Afin de favoriser ces communications "transversales", on peut se servir des deux autres formes en même temps. (exemples : Minitel, intranet, journal interne avec une rubrique tenue par le personnel...)

B / La démarche de communication interne :

Certains critères seront déterminants dans la réussite de la politique de communication lancée par l'entreprise.
- La volonté doit se refléter dans un budget et dans l'importance donnée au projet par la direction.
- La transparence doit faire partie des objectifs que l'on se donne.
- La clarté garantira une compréhension générale et accessible à toutes les catégories d'individus (ages, catégories socioprofessionnelles,...)
- La rapidité et l'anticipation permettent d'éviter les bruits et les rumeurs. Des salariés qui découvrent une information concernant leur structure par l'extérieur, par la presse ou tout autre moyen, ont toujours une réaction négative. Une information qui anticipe est toujours mieux perçue.
- Le long terme, l'écoute et l'échange :La politique de communication doit être pensée à long terme, car tous les changements de ce type sont longs (changement de mentalités, instauration d'un dialogue réel...)
- la ténacité : En moyenne, d'après des statistiques, un message lu ou entendu est mémorisé à 50 % et un outil de communication ne touche en une fois que 30 % de sa cible.

C / Qui sont les acteurs de la communication interne ?

- le responsable de la communication interne Il est indispensable que sa fonction soit reconnue de tous dans l'administration, aussi pourra-t-il être rattaché à la direction générale, à la DRH, ou à la direction de la communication.
- les cadres hiérarchiques : ils sont un relais tant dans la communication descendante que dans la communication ascendante. Comme tous les cadres ne sont pas nécessairement de bons communicants et pratiquent souvent la rétention d'information, il est souvent nécessaire de former les cadres à communiquer, en commençant par leur exposer tout l'intérêt stratégique que cela représente.
- l'ensemble des salariés : Les grands types de comportements propres aux différentes catégories d'individus sont bien sûr à prendre en compte. Leurs besoins doivent être pris en compte pour adapter la communication qui leur sera destinée.

D / Les étapes de la mise en oeuvre de la communication interne :

- répertorier les raisons de la politique de communication (changement de direction, forte croissance, évolution technique...)
- inventorier les moyens existants
- repérer les besoins (créer les contacts, améliorer les échanges, développer la crédibilité, impliquer les salariés...)
- bâtir une stratégie qui fera intervenir les trois types de communication interne. En tout cas, après un sondage ou une enquête, il est capital d'informer les sondés du résultat obtenu et des conséquences que l'entreprise tirera de cette consultation.

3 - Les outils de la communication interne

A / Pour la communication descendante :

Le livret d'accueil La plaquette institutionnelle Les bulletins d'information Les lettres, notes et circulaires Le panneau d'affichage Les journées portes ouvertes Les réunions L'audiovisuel La messagerie minitel ou intranet le journal Les relations publiques

B / Pour la communication ascendante :

Les enquêtes et sondages Les groupes de concertation Les cercles de qualité La boîte à idées

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Cherkaoui Souad
Responsable du Bureau Communication et Marketing du CND Informatiste specialisee DEA en Communication à l'universite Michel de Montaigne





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publié par benraouane belkacem dans: belkacem
Mercredi 03 Janvier 2007

La chronique de

 

 Hichem Ben Yaïche

 

Israël, à fronts renversés

 

 

Israël est figé. Les dirigeants de ce pays, tétanisés par les résultats désastreux de la guerre contre le Liban cet été, semblent préférer le maintien du statu quo ante. Cela donne aussi la mesure de la crise politique profonde qui taraude le pays. Le premier ministre israélien Ehud Olmert, et son équipe, cherche par tous les moyens, dans une véritable fuite en avant, à entretenir artificiellement la survie de son pouvoir. Dans le même temps, dans un tout autre ordre d’idées, les jours de Moshé Katsav, président de l’Etat – poste honorifique s’il en est – sont comptés, et sa destitution, pour cause d’harcèlement sexuel, menace à tout moment de se produire. A ce stade, d’ores et déjà, sa crédibilité et sa stature morale sont définitivement écornés.

 

Dans ces conditions, les deux têtes de l’exécutif de l’Etat hébreu, affaiblies, contestées, donnent l’impression que le pays est sans boussole, le plongeant ainsi dans de lourdes incertitudes.

 

Cette désorientation politique n’augure rien de bon. C’est sur le théâtre palestinien que l’on observe le plus significativement le comportement politique des responsables actuels. Israël, contrarié dans ses objectifs stratégiques au Liban, entend compenser ses faiblesses et corriger ses erreurs militaires, mais cette fois contre les Palestiniens.

 

Gaza est une prison à ciel ouvert. La sophistication du système colonial mis en place n’a pas d’équivalent dans l’histoire contemporaine, en dehors de l’Afrique du Sud de l’époque de l’apartheid. Les Israéliens sont allés encore plus loin dans la théorisation des concepts et la mise au point du mode opératoire. En appui à cette thèse, je voudrais partager avec vous les propos, puisés dans un article de Charles Enderlin, journaliste franco-israélien, responsable du bureau de France 2 à Jérusalem : « Toute cette politique [d’Israël], écrit-il (1), était appuyée par une nouvelle doctrine militaire sur le conflit à basse intensité. Un " think tank " de généraux de réserve installé dans l'école de formation des officiers supérieurs a mis au point des concepts stratégiques qui ont fini par transformer la réalité du conflit. Le plus important consistait à " graver dans la conscience " des Palestiniens qu'ils n'obtiendront rien par la violence. Pour cela la pression sur la population devait être maximum, avec des couvre-feux, des bouclages et un blocus économique. » Et l’auteur de poursuivre : « L'autre élément de cette doctrine reposait sur la notion de " levier ". Il fallait, selon le général Gal Hirsh, un des auteurs de ces théories, " exercer une pression continue et permanente sur l'Autorité palestinienne pour la forcer à lutter contre le terrorisme. (...) Les opérations de Tsahal avaient pour but de démontrer à l'Autorité palestinienne qu'elle payait le prix de son soutien au terrorisme (...) " (Ha Imout Ha Mougbal (Le conflit limité) Ed. Ministère de la défense. 2004, Tel-Aviv, p. 242.) ».

 

Tous les diplomates occidentaux, grâce à leurs attachés militaires, connaissent parfaitement cette cruelle réalité. Mais personne n’est capable de dénoncer cette pratique, dont on n’a du mal à imaginer, tant elle est pensée, maîtrisée et volontairement appliquée.

 

L’immunité – pour ne pas dire impunité – israélienne est totale : elle est due à l’appui, sans failles, de l’Administration Bush. Un président américain dont l’univers se réduit à la lecture de deux libres : la Bible et celui de l’Israélien Nathan Sharansky.

 

Aujourd’hui, la situation est pire : depuis l’avènement du Hamas au pouvoir toutes les aides financières internationales ont été suspendues. Incontestablement, aux dires des ONG humanitaires présentes sur place, les Palestiniens sont au bord de la famine. Avec son arsenal militaire, Israël poursuit inlassablement à pratiquer la politique de la terre brûlée, en menant des raids tuant ce qu’il appelle les « terroristes », et détruisant les infrastructures civiles palestiniennes.

 

L’entretien de ce chaos vise à démoraliser toujours plus la population, à accentuer son stress et à la pousser, in fine, à plonger dans des guerres intestines. C’est ce qu’on voit se produire aujourd’hui entre le Hamas et le Fatah, entre autres.

 

Mort ou vivant, Ariel Sharon peut continuer à dormir tranquille, sa doctrine basée sur l’unilatéralisme absolu est toujours à l’œuvre.

 

Dans le même temps, Israël, qui se voit en « petite Amérique », mène une autre guerre. C’est celle de la bataille de la communication visant à recycler sa sémantique, ses arguments et les faire entrer dans chaque parcelle de cerveau des Occidentaux, sa cible première. C’est en cela qu’on mesure l’extraordinaire travail et l’aisance des maîtres-penseurs de ce credo. L’Etat hébreu est composé de 105 origines « ethniques ». Ce potentiel multilingue est utilisé pour exprimer sur tous les tons le point de vue israélien dans le monde entier. Dans cette gigantesque opération du « pouvoir d’influence », les communautés diasporiques sont associées étroitement pour relayer cette vision israélienne. Du coup, dans chaque cas, la question israélienne devient une problématique de « politique intérieure ». Dans ce degré de cohésion et de sophistication, il n’y a pas d’équivalent dans le monde !

 

Pendant, ce temps les Arabes, par impuissance ou par intériorisation inconsciente de l’argumentaire israélien, sont dans l’expectative, pour ne pas dire dans l’incapacité de peser sur les événements.

 

Pourtant, ils savent bien que le conflit israélo-palestinien, même pensé d’une façon subliminale, encombre l’esprit de chacun. A moins de considérer comme un fait acquis que les Palestiniens sont un « peuple sacrifié », au nom d’enjeux de géopolitique internationale ?

 

Israël, quelle que soit sa force de frappe militaire actuelle et future, doit se projeter dans l’avenir – dans 20, 50 ou 100 ans : sa conception existentielle en « citadelle assiégée » n’est pas possible et n’est pas viable. Sa seule chance de survie est dans l’intégration dans son environnement géographique et humain. L’obsession de ces dirigeants actuels, au contraire de cette logique salutaire, est en train de l’emmurer, au risque du syndrome de Massada ! [2]

 

Pour les décideurs israéliens, il est encore temps, par un sursaut de lucidité, de conjurer cette funeste vision ! Le temps presse. n 

 

       

 

 

 

Hichem Ben Yaïche

 

benyaiche@hotmail.com

 

 

[1] Lire le texte intégral de cet excellent article « Israël à l'heure des révisions stratégiques » dans le journal « Le Monde » du 18 août 2006.

 

[2] De ce point de vue, à lire les propos d’un homme lucide et visionnaire, Nahum Goldman qu’on a vite oublié.

 

 

 

 

 

publié par benraouane belkacem dans: belkacem
Mercredi 03 Janvier 2007

Les médias tenus pour coupables de duperie

 

 

 

 

 

par Dahr Jamail    -   Le 5 septembre 2006   -  dahrjamailiraq.com, Iraqresistance.net

Un tribunal populaire a décidé qu’une grande partie des médias occidentaux étaient coupables d’incitation à la violence et de tromperie du public dans leurs reportages sur l’Irak.

 

 

Le Tribunal mondial pour l’Irak (WTI), une initiative populaire internationale recherchant la vérité sur la guerre et l’occupation en Irak, s’est prononcé dimanche, à la suite d’une session de trois jours. Le tribunal a entendu des témoignages de journalistes indépendants, de professeurs en médias, de militants, ainsi que du député du Parlement européen Michele Santoro.

 

 

La session de Rome du WTI succédait à d’autres sessions qui se sont tenues à Bruxelles, Londres, Mumbai, New York, Hiroshima-Tokyo, Copenhague, Stockholm et Lisbonne. La réunion de Rome s’est avant tout intéressée au rôle des médias.

 

 

Le panel informel des juges du WTI a accusé les gouvernements américain et britannique d’empêcher les journalistes de mener à bien leur tâche et de produire sciemment des mensonges et des informations trompeuses.

 

 

Le panel a accusé les grands médias traditionnels de filtrer et de supprimer certaines informations et de marginaliser et de mettre en danger les journalistes indépendants. Plus de journalistes ont été tués ces 14 derniers mois en Irak que durant la totalité de la guerre du Vietnam.

 

 

Le tribunal a déclaré que les reportages médiatiques traditionnels à propos de l’Irak violaient également l’article six du Tribunal de Nuremberg (instauré pour juger les crimes nazis), lequel stipule : « Les dirigeants, les organisateurs, les instigateurs et les complices participant à la formulation ou à l’exécution d’un plan commun ou d’une conspiration visant à commettre tout crime dont question plus haut (crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l’humanité), sont responsables de tous les actes perpétrés par quelque personne que ce soit lors de l’exécution de tel plan. »

 

 

Le panel qui a pris connaissance des témoignages comprenait François Houtart, directeur en Belgique du Centre tricontinental qui a soutenu divers mouvements populaires en Amérique latine, et le Dr Samir Amin, directeur du Forum tiers-mondiste à Dakar, Sénégal. Le Dr Haleh Afshar, qui enseigne la politique et les sciences féminines à l’université de York, en Grande-Bretagne, ainsi que l’écrivain et rédacteur en chef de presse italien Ernesto Pallotta, assistaient à la procédure.

 

 

« Ceci n’est pas simplement un exercice visant à dénoncer les médias traditionnels pour leur parti pris et leur incompétence », a déclaré le Dr Tony Alessandrini, un militant des droits de l’homme qui a publié plusieurs articles sur la colonisation de l’Irak par les Etats-Unis. « Ces dénonciations courent sur plusieurs mois. Ici, à Rome, il nous faut continuer. »

 

 

Alessandrini, qui a contribué à mettre sur pied le WTI, de poursuivre : « Ce qu’on nous demande de considérer n’est pas seulement le parti pris des médias, mais plutôt leur complicité active dans les crimes qui ont été commis et qui le sont encore, chaque jour, contre le peuple irakien. »

 

 

Plusieurs experts y sont allés de témoignages très forts. Le Dr Peter Philips, directeur de « Project Censured » (Projet censuré) à l’université d’Etat de Sonoma, en Californie, où il enseigne la censure médiatique, a fourni un témoignage sur bande. Il déclarait qu’à aucun moment depuis les années 30, les Etats-Unis n’avaient été si près d’un « totalitarisme institutionnalisé », ajoutant : « La société américaine est devenue la moins informée, et la mieux fournie sur le plan des distractions, dans le monde. »

 

 

Le WTI de Rome a également entendu le témoignage du Dr David Miller, d’Ecosse, auteur de « Tell Me Lies : Propaganda and Media Distortion in the Attack on Iraq » (Racontez-moi des mensonges : Propagande et distorsions médiatiques dans l’agression contre l’Irak). « Il y est question de la condamnation de la complicité des journalistes dans les crimes de guerre », a déclaré le Dr Miller, qui est également coresponsable de « Spinwatch », un groupe qui rédige des rapports sur les PR et la propagande.

 

 

Miller a affirmé que le Pentagone « ne reconnaît pas le concept du journalisme indépendant, parce qu’il fournit des informations peu amicales » et que les médias traditionnels aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne étaient « complices en favorisant la vente de l’invasion et de l’occupation en cours. Toutes les études réalisées sur les médias traditionnels montrent une soumission aux directives politiques gouvernementales et, sur les chaînes télévisées britanniques, une couverture de la guerre généralement favorable à la cause du gouvernement. »

 

 

Fernando Suarez, qui a perdu son fils Jesus au cours de l’invasion de l’Irak, s’est également décidé à témoigner devant le tribunal, dès qu’il a appris que son fils avait marché sur une bombe à fragmentation américaine, une arme considérée officiellement comme illégale.

 

 

Suarez a déclaré que le Pentagone lui avait d’abord dit que son fils était mort d’une balle dans la tête, ensuite qu’il était mort dans un accident, et enfin, qu’il avait été tué par une « balle amie ».

 

 

En examinant le corps de son fils, Suarez avait découvert qu’il était mort d’avoir posé le pied sur une bombe à fragmentation.

 

 

« Jamais je n’ai eu un mot de vérité de leur part », a-t-il ajouté. « J’ai découvert la vérité moi-même, et elle était très simple. Le 26 mars, l’armée a largué 20.000 bombes à fragmentation sur l’Iraq, mais 20 pour-cent à peine ont explosé. Les 80 pour-cent restants se trouvent dans les villes et les écoles et agissent comme des mines. »

 

 

Et Suarez de déclarer : « Bush a envoyé mon fils là-bas parce que, disait-il, l’Irak possédait des armes illégales, et mon fils est mort à cause d’une arme illégale américaine, et personne n’en a parlé. Les médias ne parleront pas des armes illégales des Américains. »

 

 

Plusieurs témoins ont témoigné sur la désinformation médiatique à propos du siège de Fallujah. Ils se sont vu remettre des exemplaires du documentaire (récompensé) intitulé « Weapons of Mass Deception » (Armes de tromperie massive), réalisé par le journaliste et cinéaste Danny Schechter, qui est également le directeur exécutif de Mediachannel.org, un réseau on-line sur les problèmes médiatiques.

 

 

Alessandrini a déclaré qu’il existait une incalculable pléthore de preuves de complicité active des médias traditionnels dans les exactions commises contre le peuple irakien et les autres exactions que constituent la tromperie, le mensonge et l’incitation à la violence.

 

 

« Nous travaillons en sachant bien que l’histoire se souviendra des crimes commis contre le peuple irakien par les États-Unis », a-t-il dit. « Il nous incombe de rapporter ces crimes afin de faire en sorte qu’ils ne se reproduisent plus jamais. »

 

 

24 août 2005

 

 

Dahr Jamail, Directeur www.dahrjamailiraq.com

Traduit par J-M Flémal

 

 

 

 

 

publié par benraouane belkacem

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